RDC : Denis Sassou N’Guesso échange avec le cardinal Fridolin Ambongo sur la situation politique et institutionnelle
- Rodrigue Nguesso

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La situation politique et institutionnelle en République démocratique du Congo était au cœur des échanges que le Président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a eus jeudi soir à la résidence du Plateau avec le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa. Le prélat était accompagné de l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général et porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Une rencontre saluée par Rodrigue Nguesso.

Cette rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique et politique marquée par plusieurs consultations autour de la crise congolaise. Elle intervient notamment après les échanges qu’a eus, en juillet dernier, le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, avec l’opposition congolaise et les principaux responsables religieux de la RDC. Elle fait également suite à la visite de travail effectuée à Brazzaville, le 3 juillet, par le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
À l’issue de l’audience, l’abbé Donatien Nshole a souligné l’attention particulière que le chef de l’État congolais porte à l’évolution de la situation en RDC.
« Préoccupé, je dirai même très préoccupé par rapport à la situation que traverse notre pays, qu’il considère comme un pays frère, le Président Denis Sassou N’Guesso a voulu écouter le cardinal que j’accompagne, car il considère qu’en tant que pasteur, il a aussi une responsabilité historique dans la gestion de la chose commune et de la vie humaine. Il estime que, dans le contexte de l’Afrique aujourd’hui, la fragilité de notre pays serait quelque chose de très grave. Il a voulu entendre le point de vue du pasteur et nous a indiqué avoir également échangé avec notre chef de l’État, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il nous a donné des conseils qu’il juge nécessaires pour nous aider à sortir de cette crise. »
La fragilité évoquée par le secrétaire général de la CENCO renvoie notamment à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, où les affrontements continuent d’avoir de lourdes conséquences humaines et sociales.
« Vous voyez ce qu’il se passe de l’autre côté. Une moitié du pays est en guerre et une partie de nos compatriotes ne peuvent plus être en communion physique avec nous pour diverses raisons. Les gens continuent de mourir sur le champ de bataille et ce n’est pas peu de chose. »
Au-delà de la crise sécuritaire, le contexte politique reste marqué par un débat particulièrement animé autour du projet de révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Sans être explicitement évoqué au cours de cette rencontre, ce sujet alimente les discussions et contribue au climat de tension politique que traverse actuellement le pays.
À travers cette audience, Denis Sassou N’Guesso réaffirme son intérêt pour la stabilité de la République démocratique du Congo, considérée comme un pays frère, tout en poursuivant ses consultations avec les principaux acteurs politiques et religieux impliqués dans la recherche de solutions à la crise.



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